La place croissante des glucides depuis la sédentarisation
Les glucides ont pris une place de plus en plus importante dans l’alimentation depuis que l’homme s’est progressivement sédentarisé, il y a entre 6 000 et 10 000 ans. À cette époque, les céréales ont commencé à être sélectionnées et cultivées. Pouvant être conservées d’une saison à l’autre, elles ont joué un rôle majeur dans l’augmentation des populations et dans l’établissement des civilisations.
Une évolution alimentaire rapide face à un corps lent à s’adapter
Au fil des derniers millénaires — qui ne représentent qu’une goutte d’eau à l’échelle de l’évolution humaine — notre alimentation est devenue de plus en plus riche en glucides. Bien que ces derniers aient permis de nourrir une population toujours plus nombreuse, ils ont profondément modifié les fondements de notre alimentation originelle, avec des conséquences notables sur un corps qui peine à s’y adapter.
Une alimentation originelle majoritairement carnée
Pendant des millions d’années, l’alimentation des hominidés a été principalement carnée. Les lignées ayant conservé une alimentation majoritairement végétale n’ont pas survécu ni su s’adapter aux changements climatiques. Depuis que notre branche évolutive s’est séparée de celle des grands singes, l’alimentation végétale a progressivement cédé la place à une alimentation carnée, avec tous les avantages évolutifs que cela implique, notamment pour le développement du cerveau. Les hominidés consommaient également une grande variété de plantes sauvages et de baies saisonnières.
Très tôt, pour des raisons multifactorielles, notamment climatiques, les humains ont abandonné l’alimentation majoritairement végétale de leurs ancêtres primates et se sont tournés vers des sources plus nutritives, riches en graisses et en protéines animales. Cette évolution a permis au corps de devenir une remarquable machine à brûler les graisses.
Les limites naturelles du corps humain face aux glucides
Si les glucides avaient été la source d’énergie principale permettant de traverser les âges, notre corps aurait développé des capacités de stockage du sucre bien plus importantes. Or, ces capacités sont très limitées, alors que notre aptitude à stocker les graisses est considérable.
Le besoin d’un retour à un équilibre plus physiologique
À la lumière des processus d’évolution qui nous ont éloignés des besoins alimentaires de nos ancêtres, il est temps de retrouver un équilibre nutritionnel plus adapté à notre physiologie. Depuis que l’alimentation humaine s’est concentrée sur les glucides et les sucres, les effets sur la santé se sont multipliés. Une dégénérescence progressive est apparue depuis la sédentarisation, inconnue des chasseurs-cueilleurs.
Des glucides non essentiels au fonctionnement de l’organisme
Il n’existe pas de glucides essentiels, ni de quantité minimale indispensable à la santé. En consommer selon les besoins réels de l’organisme peut être judicieux, mais leur consommation quotidienne excessive est à l’origine de nombreux troubles de santé.
Sédentarisation et altération de l’état de santé
Les glucides sont apparus dans l’histoire humaine avec la sédentarisation, il y a environ 10 000 ans. Pendant un temps, les chasseurs-cueilleurs ont cohabité avec les premiers cultivateurs. Les anthropologues ont rapidement observé des différences significatives dans l’état de santé des populations sédentaires.
Les Homo sapiens, l’espèce d’hominidés à laquelle nous appartenons, avaient une alimentation principalement carnée, riche en graisses, avec quelques apports saisonniers en glucides. En écartant la forte mortalité infantile, courante à toutes les espèces terrestres, les chasseurs-cueilleurs vivaient en moyenne jusqu’à 70 ans, mesuraient environ 1m80 et possédaient un cerveau plus développé que le nôtre.
Déclin métabolique et dépendance aux sucres
L’arrivée massive des glucides a entraîné l’émergence de maladies métaboliques, une baisse des capacités cérébrales et une diminution de la durée de la vie en bonne santé. Aujourd’hui, si l’espérance de vie a augmenté, c’est en grande partie grâce aux progrès de la médecine et de l’hygiène. Sans médicaments, les statistiques seraient bien différentes, à quelques exceptions près.
Le vrai enjeu : la quantité des glucides
Le sujet n’est pas de bannir les glucides, mais de reconnaître que nous n’avons pas besoin d’en consommer autant. Une consommation modérée et adaptée aux besoins de chacun limiterait les troubles de santé et les déséquilibres métaboliques.
Pour ceux qui tendent vers une consommation modérée, les légumes suffisent généralement à couvrir les besoins en glucides. Il est donc possible de réduire la consommation de céréales et de féculents, souvent trop riches en amidon, et donc en sucre.
Restaurer notre flexibilité métabolique
Une alimentation trop riche en glucides et en sucres compromet notre capacité originelle à utiliser les graisses comme source d’énergie principale et propre. Le corps est alors contraint de se reposer essentiellement sur les sucres, avec les problèmes de santé que cela engendre.
Tendre vers une alimentation plus pauvre en glucides et en sucres, équilibrée en bonnes graisses animales, peut permettre au corps de retrouver ses capacités évolutives, notamment une bonne flexibilité métabolique : la capacité d’utiliser majoritairement les graisses, et les sucres selon les besoins, comme source d’énergie.
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