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Alimentation bio / Alimentation conventionnelle

L’élevage intensif

14 avril 2026
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L’élevage intensif n’est pas seulement un non‑sens écologique, c’est un système profondément scandaleux sur le plan éthique : au nom de la productivité à grande échelle, il impose aux animaux des conditions de vie non naturelles, génératrices de souffrance, et contribue à la destruction des sols pour alimenter une surconsommation de produits animaux majoritairement transformés et de mauvaise qualité nutritionnelle.

Sortir de ce modèle implique de réduire drastiquement la consommation de produits issus d’animaux dépendants des cultures de céréales, d’oléagineux et de légumineuses (blé, sorgho, maïs, soja, triticale, tournesol…), comme les volailles (pour la chair ou les œufs), les vaches (produits laitiers) et le porc. Bien-sûr, il existe des exceptions, certains produits laitiers de grande qualité sont fabriqués à partir du lait de vaches, de brebis ou de chèvres nourries exclusivement à l’herbe et vivant dans les pâturages. Il s’agit de revenir à une alimentation qui valorise une véritable symbiose animal-végétal, conforme au fonctionnement de la nature, centrée sur les herbivores au pâturage (bœufs, vaches, moutons, brebis, chèvres…), le maraîchage diversifié et l’agroforesterie régénérative.

Sortir de l’élevage intensif tout en privilégiant notre santé et la régénération des écosystèmes, c’est aussi favoriser une alimentation réduite en glucides, modérée en céréales, en légumineuses, en huiles végétales et en fruits, afin de mettre à l’honneur un apport équilibré en bonnes protéines et graisses animales issus des pâturages, en légumes locaux et de saison à volonté, agrémentés de petits fruits en été.

L’élevage intensif, un système de production éthiquement intenable :

L’élevage intensif a pour objectif unique de produire le plus possible, dans un temps et un espace les plus réduits possible, avec un maximum d’automatisation. On y privilégie ainsi la quantité et les rendements au détriment des conditions de vie idéales propres à chaque espèce. Dans ces systèmes, les porcs, les volailles et les vaches laitières sont entassés dans des bâtiments fermés, des cages ou des environnements clos manquant de lumière naturelle, sans espace suffisant pour se déplacer librement ni possibilité d’adopter leurs comportements naturels. Même les poissons d’élevage, comme le saumon, sont maintenus à très haute densité dans des bassins ou des enclos aquatiques qui ne respectent pas davantage leurs besoins biologiques et comportementaux.

Certaines pratiques de l’élevage intensif pour forcer les animaux à la promiscuité avec le moins de pertes possibles sont particulièrement scandaleuses :

  • Les volailles : pour limiter le picage lié au stress et à la promiscuité, l’épointage du bec est couramment pratiqué, au prix de douleurs et de perturbations durables des comportements naturels.
  • Les sélections génétiques constituent une autre forme de maltraitance. Chez les poulets de chair, la sélection de lignées à croissance ultra‑rapide pousse les animaux à prendre du poids si vite que leurs pattes et leurs os ne les portent plus : ils s’écroulent, développent des déformations, des fractures et des boiteries douloureuses en quelques semaines.
  • De la même manière, les poules pondeuses industrielles sont génétiquement programmées pour produire un nombre d’œufs très élevé en un temps très court ; elles s’épuisent en moins de deux ans.
  • Chez les bovins, des pratiques comme l’écornage sont largement utilisées pour faciliter la gestion des animaux dans les bâtiments et dans les dispositifs de contention, c’est‑à‑dire des systèmes conçus pour immobiliser ou restreindre fortement leurs mouvements lors de la traite, des interventions vétérinaires ou du transfert vers les camions de transport ou l’abattoir, plutôt que d’adapter les infrastructures à leurs besoins.
  • Les vaches laitières à très haute production sont sélectionnées pour donner toujours plus de lait, au prix d’un épuisement métabolique et de maladies. L’utilisation d’antibiotiques est fréquente.
  • Quant à certaines lignées modernes de bovins à viande sont sélectionnées pour une masse musculaire extrême. Ainsi les animaux peinent parfois même à se déplacer normalement.
  • Chez les porcs, la coupe des queues et la castration généralement douloureuses sont présentées comme des solutions aux comportements problématiques générés par le confinement. Les truies sont maintenues dans des cages de gestation et de mise bas si étroites qu’elles ne peuvent pas se retourner ni se déplacer. Elles enchaînent les portées nombreuses de porcelets sans jamais véritablement bouger ni exprimer leurs comportements maternels.

Dans tous ces cas, le stress chronique lié à la promiscuité et au manque de mobilité, les blessures répétées, les maladies respiratoires, les problèmes articulaires et de nombreuses autres affections constituent malheureusement le quotidien des élevages intensifs. Comment pourrait‑il en être autrement lorsque ni les conditions de vie ni l’alimentation naturelle des animaux ne sont respectées  ?

L’alimentation des animaux d’élevage pose elle aussi un problème majeur et pas seulement au niveau écologique et environnemental. Pour les faire grandir, grossir et produire le plus rapidement possible, on les nourrit avec des rations et des choix alimentaires conçus avant tout pour la performance, et non pour maintenir leur santé, ni pour répondre à leurs réels besoins physiologiques. Les volailles, les porcs et les vaches laitières reçoivent ainsi des quantités importantes de céréales (notamment le maïs), de légumineuses (dont le soja) et de tourteaux d’oléagineux. Cette alimentation affecte non seulement leur état de santé (troubles métaboliques, digestifs, inflammatoires), mais également la qualité de la viande, des produits laitiers et des œufs qui en sont issus.

Continuer à surconsommer des produits issus de ces systèmes d’élevage intensif et des grandes monocultures qui les alimentent, tous deux profondément destructeurs et irrespectueux du vivant, revient à entretenir la souffrance animale et à faire peser un poids majeur sur les écosystèmes.

Surconsommation de produits animaux transformés industriels :

L’élevage intensif n’a pas seulement atteint cet extrême actuel pour répondre à un manque de protéines, mais pour alimenter un modèle de surabondance alimentaire dans les pays industrialisés. Les protéines animales sont dites essentielles parce qu’elles fournissent tous les acides aminés indispensables au fonctionnement et au maintien de la santé, dans des formes très biodisponibles.

Les protéines végétales, elles, sont incomplètes et s’accompagnent généralement d’un apport plus élevé en glucides et en anti-nutriments, ce qui pose problème dans un contexte où notre alimentation est déjà excessivement riche en sucres.

Faire le choix de substituer massivement les protéines animales par des protéines végétales ne réglerait pas pour autant la question écologique sur le long terme. Si tout le monde se tournait vers des substituts végétaux issus de soja, de céréales et d’isolats protéiques, cela continuerait à faire vivre le modèle des grandes monocultures destructrices.

Abandonner les produits animaux dépendants du maïs, du soja et des autres cultures céréalières n’a donc aucun sens si c’est pour cultiver encore plus de ces mêmes végétaux afin de fabriquer des protéines végétales en faux fromages, faux yaourts ou substituts de viandes ultra‑transformés, qui posent à leur tour des problèmes autant en termes écologiques que de santé.

L’élevage intensif n’a pas eu pour seul effet de répondre à une nécessité alimentaire, mais de soutenir un modèle de surabondance. Les protéines animales sont dites essentielles parce que nous en avons besoin pour le fonctionnement et le maintien de la santé de notre corps. Les protéines végétales, quant à elles, ne peuvent pas se substituer durablement, à elles seules, aux protéines animales : elles sont souvent incomplètes, insuffisantes à volume égal et plus riches en glucides, dans un contexte où l’alimentation est déjà beaucoup trop riche en sucres, en céréales et en féculents.

Contrairement aux monocultures, les animaux élevés dans les pâturages, en plus de nourrir la terre, favoriser la biodiversité, et de stocker du carbone, fournissent une graisse qui représente une excellente et saine source d’énergie, permet de réduire la consommation de sucres et de glucides. C’est l’une des sources d’énergie les plus fiables et les plus propres que l’être humain consomme depuis environ 2,5 millions d’années, alors que l’apport massif en sucres et en glucides dérivés des céréales ne date que de moins de 10 000 ans, avec des niveaux de consommation sans précédent depuis moins de 100 ans.

Si nous devions tous basculer vers les seules protéines végétales issues de grandes cultures (céréales, soja, légumineuses), le problème des monocultures destructrices resterait entier. Abandonner les produits animaux dépendants des cultures céréalières de maïs ou de soja est une nécessité, mais seulement si c’est au profit de produits animaux issus d’animaux élevés en pâturage et nourris exclusivement à l’herbe.

En effet, cela n’a aucun sens de continuer à cultiver massivement et intensivement ces mêmes plantes destinées à l’alimentation humaine, afin de fabriquer des protéines végétales ultra‑transformées (faux fromages, faux yaourts, substituts de viandes végétales) conçues pour séduire le consommateur, et qui apportent à leur tour leur lot de problèmes pour l’environnement comme pour la santé.

Quand l’équilibre alimentaire s’oppose au consumérisme :

L’élevage intensif, comme l’agriculture intensive, a permis de créer dans les pays industrialisés une surabondance d’aliments principalement orientés vers la satisfaction de nos plaisirs gustatifs, en jouant sur des associations qui stimulent nos sens et notre appétit pour nous pousser à consommer toujours plus. Le principe repose sur la production massive de quelques matières premières au coût le plus bas possible et qu’importe le coût pour l’environnement, qui servent ensuite de base à une quasi‑infinité de préparations industrielles sucrées ou salées, parmi les plus appétentes et addictives qui soient.

À partir du lait, de la crème, du beurre, du fromage, de la viande de poulet, de dinde ou de porc et des œufs industriels pour les produits animaux, auxquels s’ajoutent quelques ingrédients clés comme le blé, l’avoine, le maïs, le riz, les lentilles, le sucre, les huiles végétales et certains fruits, l’industrie peut décliner des centaines, voire des milliers de recettes : plats préparés, desserts, viennoiseries, confiseries, snacks, etc. La liste est interminable. Ces quelques matières premières d’origines animales ou végétales concentrent tout ce qui nous fait plaisir, réconforte, stimule et incite à manger bien au‑delà de notre faim, tout en nous carençant souvent en bonnes protéines, en bons lipides, en vitamines et en minéraux.

Car une alimentation industrielle centrée sur le plaisir des sens se soucie peu de la densité nutritionnelle réelle des aliments. Elle relègue par exemple au second plan la grande diversité des légumes, beaucoup moins stimulants sur le plan sensoriel, alors qu’ils sont essentiels pour apporter fibres, micronutriments et équilibre global à notre alimentation. Elle néglige également la qualité et la richesse nutritionnelle incomparables d’une viande et d’une graisse animales provenant d’animaux vivant dans les prés, dans des conditions naturelles, et bénéficiant d’une alimentation physiologique adaptée à leur espèce.

Ainsi, grâce aux méthodes intensives d’élevage et de culture, des produits autrefois occasionnels ou consommés en bien plus petites quantités, comme les fromages, la crème, les yaourts, le beurre et la charcuterie, sont devenus des denrées d’abondance, présentes au quotidien ou presque. Ces aliments, dont on pourrait largement se passer, sont désormais consommés en excès, ce qui génère des profits considérables tout en affectant la santé des consommateurs.

En réalité, parmi les produits animaux, ce sont surtout la viande, les abats, les cartilages, la moelle des os et la graisse qui sont essentiels pour notre santé. Et lorsque l’on choisit des produits de qualité, adaptés à nos besoins réels, on se rend compte que les quantités nécessaires au quotidien sont finalement modestes.

À cela s’ajoute le fait que la plupart de ces aliments industriels reposent sur des compositions complexes, faites d’additifs chimiques et d’ingrédients modifiés. Tous ces facteurs de fabrication, de composition et d’incitation à la surconsommation font peser un poids énorme sur l’environnement, sur la santé humaine et, bien sûr, sur les conditions de vie des animaux.

Le cœur du problème : les élevages dépendant des monocultures :

Pour pouvoir produire intensivement, il faut fournir aux animaux une alimentation abondante et performante, même si elle n’est ni physiologique ni réellement saine pour eux. Toute la production de produits animaux issus de l’élevage intensif repose ainsi sur d’immenses cultures de céréales, de légumineuses et d’oléagineux, particulièrement destructrices pour l’environnement.

Un rapport de la FAO de 2017 ( sur la performance environnementale des chaînes d’approvisionnement en aliments pour animaux), montre par exemple que l’alimentation des animaux d’élevage (maïs, soja, autres céréales et protéagineux) représente une part majeure de l’empreinte environnementale des filières animales, via l’occupation des terres, les émissions de gaz à effet de serre et la pollution des milieux.

Une analyse publiée en 2024 par l’Independent Media Institute sur l’impact de l’industrie des aliments pour animaux sur la planète, rappelle que la demande en maïs et en soja pour l’alimentation animale est l’un des moteurs principaux de la déforestation et de la conversion d’écosystèmes riches en biodiversité en cultures industrielles. Les volailles (pour la chair et les œufs), les porcs, les vaches laitières et, dans une moindre mesure, certaines filières bovines intensives dépendent directement de ces monocultures. Un rapport de 2009 de l’IEEP (Élevage durable et production d’aliments pour animaux), souligne que la majorité des rations industrielles pour ces animaux provient de quelques cultures mondialisées (céréales, soja, oléagineux), avec des impacts cumulatifs sur les sols, l’eau et la biodiversité.

Ces monocultures entraînent :

  • la déforestation et la destruction progressive des sols ;
  • l’éradication de la vie sauvage (insectes, oiseaux, petits mammifères, amphibiens, etc.), mais aussi de la flore sauvage, ce qui fragilise l’ensemble des écosystèmes de la planète par l’usage massif de pesticides, de fongicides, d’herbicides et d’engrais chimiques.

Un rapport de 2021 du Chatham House sur les impacts du système alimentaire sur la perte de biodiversité, montre que l’expansion des cultures de soja, de maïs et d’autres céréales destinées en grande partie à l’alimentation animale est l’un des principaux moteurs mondiaux de la déforestation et de l’érosion de la biodiversité. Un article de 2025 publié par EarthDay.org (Une seule culture pour les dominer toutes ? – Les dangers cachés de l’agriculture en monoculture), décrit ces monocultures comme de véritables “déserts verts”, pauvres en espèces et fortement dépendants des intrants chimiques.

Cette contamination touche la quasi‑totalité des milieux naturels : sols, rivières, nappes phréatiques, atmosphère et océans. La plupart des êtres vivants, y compris les humains, y sont exposés, et la biodiversité s’effondre dans et autour de ces déserts de vie que sont les monocultures. Une synthèse publiée en 2022 par Our World in Data ( Impacts environnementaux de la production alimentaire) confirme que l’intensification agricole et la généralisation des monocultures figurent parmi les principales causes de perte de biodiversité, de pollution de l’eau par les nitrates et les pesticides, et de dégradation des sols.

Les risques sanitaires de l’élevage intensif :

L’élevage intensif est un vecteur majeur de risques sanitaires pour les animaux, les humains et les écosystèmes. Dans ces systèmes, la promiscuité extrême et le surpeuplement rendent les épidémies quasi inévitables, ce qui conduit à un recours massif aux antibiotiques, souvent de manière préventive.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a d’ailleurs appelé, dans un communiqué du 6 novembre 2017 intitulé Cessez d’utiliser des antibiotiques chez les animaux en bonne santé pour prévenir la propagation de la résistance aux antibiotiques, à limiter strictement ces usages afin de freiner l’émergence de résistances. Ainsi l’usage systématique d’antibiotiques en élevage contribue à l’apparition de bactéries résistantes qui menacent l’efficacité des traitements en médecine humaine.

Dans les espaces naturels, les déjections des animaux sauvages sont rapidement intégrées aux cycles du vivant : une multitude d’insectes, de vers, de micro‑organismes et de petits animaux les décomposent, les transforment en humus et contribuent ainsi à entretenir la vie et la fertilité des sols.

À l’inverse, les élevages intensifs concentrent sur de petites surfaces des quantités d’animaux qui dépassent largement la capacité d’absorption des écosystèmes. La surconsommation de produits laitiers, d’œufs et de viandes de porc ou de volailles impose de maintenir un nombre excessif d’animaux sur des espaces réduits, dans un contexte où la biodiversité a déjà été fortement entamée par les cultures destinées à les nourrir et où la faune sauvage est devenue trop appauvrie pour assurer le compostage naturel de leurs déjections.

Par ailleurs, un problème majeur vient du découplage entre les élevages et les terres cultivées : les animaux sont concentrés dans des zones d’élevage intensif alors que les cultures se trouvent parfois loin de ces exploitations. Comme le montrent plusieurs rapports de la FAO, notamment L’ombre portée de l’élevage (2006) et L’élevage et l’environnement (2009), la quantité de lisier produite dans ces régions de forte densité animale dépasse la capacité des terres environnantes à l’absorber, ce qui entraîne des épandages excessifs et une pollution de l’eau et des sols. Dans ce contexte, il est souvent plus simple et moins coûteux pour les agriculteurs d’utiliser des engrais de synthèse que de transporter et de valoriser correctement les déjections animales, surtout lorsque élevages et cultures sont géographiquement séparés.

L’illusion d’une solution purement végétale :

Face à ces constats, on pourrait croire que la solution est de devenir massivement végétarien ou végétalien et de remplacer la viande et les bonnes graisses animales par des protéines végétales et des huiles végétales. Pourtant, ces dernières restent elles aussi dépendantes des grandes monocultures intensives de céréales, de légumineuses, d’oléagineux, et souvent de fruits et de sucre, surtout lorsqu’on choisit le sucre comme carburant principal plutôt que les bonnes graisses. Les alternatives végétales aux produits animaux peuvent ainsi reproduire les mêmes dégâts écologiques (destruction d’habitats pour la faune et la flore sauvage, usage massif d’intrants chimique et désertification de la vie biologique).

Les substituts végétaux au beurre, à la graisse animale, à la crème, à la viande, au fromage, au yaourt, ainsi que les huiles végétales, restent fortement dépendants du modèle d’agriculture intensive, particulièrement destructeur. Ils affichent, à juste titre, une image plus “verte” que l’élevage intensif, mais reposent pourtant sur les mêmes types de cultures (céréales, légumineuses, oléagineux) et continuent de dégrader les sols et de nuire à la biodiversité.

L’enjeu n’est donc pas de remplacer la viande par toujours plus de céréales, de légumineuses et d’huiles, mais de repenser en profondeur notre alimentation pour qu’elle repose sur une véritable harmonie entre le végétal et l’animal, telle qu’on l’observe dans les écosystèmes vivants. Le trop végétal comme le trop animal dans notre alimentation conduit à l’impasse. Même si dans un premier temps le tout végétal peut prolonger un peu plus l’agonie d’un modèle agricole déjà en train d’épuiser les sols et détruire le vivant.

Revenir aux herbivores nourris à l’herbe dans les prairies comme principale source de protéine et de graisse :

Revenir aux herbivores nourris à l’herbe dans les prairies comme principale source de protéines et de graisses, c’est remettre les ruminants à leur place naturelle au cœur des paysages vivants, comme le montrent les travaux de Richard Teague et les analyses de Diana Rodgers et Robb Wolf dans Sacred Cow.

À l’opposé de l’élevage intensif, les herbivores nourris exclusivement à l’herbe, comme les bovins (bœufs, vaches, veaux), les moutons (brebis, agneaux) et les chèvres, jouent un rôle clé dans la régénération des écosystèmes lorsqu’ils sont intégrés à des systèmes de pâturage rotatif, de transhumance et de gestion adaptative bien conçus. L’idée n’est pas nouvelle : il s’agit de s’inspirer des grands troupeaux sauvages (bisons, antilopes, etc.) qui se déplacent par vagues, broutent intensément puis laissent le temps aux plantes et aux sols de se régénérer.

Les recherches de Richard Teague, écologue des prairies à Texas A&M AgriLife Research, sont centrales pour comprendre ce potentiel. Dans l’article “Le rôle des ruminants dans la réduction de l’empreinte carbone de l’agriculture en Amérique du Nord” publié en 2016 dans le Journal of Soil and Water Conservation, Teague et ses collègues montrent que, dans des systèmes de pâturage régénératif associant prairies permanentes, rotations de pâturage en multi‑parcelles (pâturage adaptatif de courte durée avec de longs temps de repos) et intégration cultures–pâturages, les ruminants peuvent réduire l’empreinte carbone globale de l’agriculture.

Concrètement, ces systèmes de pâturage régénératif permettent aux ruminants de :
augmenter significativement la séquestration de carbone dans les sols, avec des gains de plusieurs tonnes de carbone par hectare et par an dans certaines expériences de longue durée ;

  • améliorer la structure et la fertilité des sols grâce au piétinement contrôlé, aux déjections et à la couverture végétale continue, ce qui stimule la vie microbienne et la formation d’humus ;
  • favoriser la biodiversité végétale et animale, en réduisant le sol nu, en augmentant la diversité des graminées et des légumineuses, et en créant des habitats pour les insectes, les oiseaux et la petite faune ;
  • réduire l’érosion et améliorer fortement l’infiltration et la rétention d’eau, ce qui rend les prairies plus résilientes aux sécheresses et aux épisodes de pluie intense.

Autrement dit, ce ne sont pas les ruminants en eux‑mêmes qui sont le problème, mais la manière dont on les élève et dont on les nourrit. Dans un système industriel fondé sur les monocultures et où les animaux sont confinés, ils participent à la destruction des écosystèmes. Dans un système régénératif fondé sur le pâturage adaptatif et des prairies vivantes, ils deviennent au contraire des alliés puissants de la restauration des sols, du climat et de la biodiversité.

Cette vision est largement développée et illustrée par Diana Rodgers et Robb Wolf dans Sacred Cow. Ils y défendent la thèse que des ruminants bien gérés, nourris à l’herbe et élevés sur pâturages, peuvent produire une viande riche en nutriments tout en améliorant le cycle de l’eau, en augmentant le stockage de carbone et en favorisant la biodiversité, à l’exact opposé des élevages intensifs en bâtiments. Ils plaident pour une “meilleure viande” plutôt que pour la disparition de la viande : l’enjeu n’est pas d’éliminer les herbivores, mais de les replacer au cœur de paysages agricoles diversifiés, en interaction avec des cultures variées et des arbres.

  • Dans cette perspective, revenir aux herbivores nourris à l’herbe comme principale source de protéines et de graisses signifie :
    privilégier la viande et la graisse issues de bovins, moutons et chèvres élevés au pâturage dans des systèmes régénératifs ;
  • réduire drastiquement les produits animaux provenant d’animaux nourris aux concentrés et élevés en confinement ;
  • articuler ces élevages avec un maraîchage diversifié, de l’agroforesterie et des cultures limitées de céréales et légumineuses, afin de recréer une véritable symbiose animal–végétal.

C’est ce modèle de prairies pâturées par des herbivores à l’herbe, de cultures diversifiées, de plantation d’arbres et de haies que défendent à la fois les travaux scientifiques de Richard Teague et la démarche de Sacred Cow : un modèle où les animaux, loin d’être un fardeau climatique, deviennent des partenaires essentiels de la fertilité des sols et d’une alimentation humaine à la fois nourrissante et compatible avec la régénération des écosystèmes.

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