Le lait, un concentré naturel d’hormones
Le lait n’est pas un aliment neutre. C’est un fluide biologique, conçu par la nature pour nourrir un jeune mammifère en croissance rapide. Il contient naturellement de nombreuses hormones qui sont des messagers chimiques puissants, destinés à stimuler la prise de poids, la division cellulaire, le développement osseux et sexuel du nouveau-né.
Mais qu’arrive-t-il si nous consommons, que nous soyons enfant ou adulte, tous les jours, souvent en grande quantité… un lait maternel issu d’une autre espèce ?
1. Un excès d’hormones
Les produits laitiers contiennent une quantité non négligeable d’hormones.
- L’IGF-1 (Insulin-like Growth Factor 1, ou facteur de croissance analogue à l’insuline de type 1) est une hormone de croissance qui stimule la croissance des os, des tissus et la multiplication cellulaire. Cette hormone est naturellement présente à des niveaux élevés dans le lait de vache, car elle est destinée à assurer la croissance rapide du veau.
Le problème, c’est que notre organisme humain absorbe cette hormone prévue pour une autre espèce, bien plus massive que lui. Or, des taux élevés d’IGF-1 chez l’adulte sont associés à un risque accru de cancers hormono-dépendants (sein, prostate, côlon), d’acné hormonale et de divers déséquilibres métaboliques.
L’IGF-1 agit comme un puissant accélérateur de la division cellulaire. Dans le lait, elle est conçue pour faire passer un veau de 40 à 300 kg en quelques mois. Cela devient problématique lorsque cette hormone est introduite régulièrement, voire quotidiennement, dans l’organisme humain à travers la consommation de produits laitiers. - Les Œstrogènes et la progestérone : le lait, en particulier le lait de vache, contient des hormones sexuelles, notamment des œstrogènes et de la progestérone. Ces hormones se retrouvent en plus grande concentration dans les produits laitiers que nous consommons, surtout lorsqu’ils proviennent de races modernes de vaches sélectionnées pour produire du lait en continu, qu’ils soient issus de l’agriculture industrielle ou biologique.Une exposition régulière à ces hormones exogènes peut entraîner des déséquilibres hormonaux chez l’être humain. Elle est notamment associée à une puberté précoce chez les enfants, à des troubles menstruels chez les femmes, à une stimulation excessive d’organes sensibles aux hormones comme les seins, l’utérus ou la prostate, et à une augmentation du risque de cancers hormono-dépendants. En d’autres termes, ces hormones peuvent perturber notre équilibre naturel et pousser certains tissus à se développer de manière anormale, avec des conséquences parfois graves sur la santé.
2. Un dérèglement global du système hormonal
Le système endocrinien est extrêmement sensible aux signaux hormonaux extérieurs. Lorsqu’on lui impose, jour après jour, des hormones exogènes (même naturelles), il peut perdre sa capacité d’autorégulation.
Chez de nombreuses personnes, la consommation de produits laitiers est ainsi associée à :
- des troubles de la fertilité,
- une résistance à l’insuline (effet indirect des protéines laitières et d’IGF-1),
- des déséquilibres entre œstrogènes et progestérone,
- des troubles de l’humeur (les hormones influencent aussi les neurotransmetteurs),
- une inflammation chronique silencieuse qui affecte les glandes hormonales.
3. Une surconsommation encouragée par l’industrie
Le lait est souvent perçu comme un aliment sain, complet et indispensable, notamment pour sa teneur en calcium. Mais cette image, largement entretenue par l’industrie laitière, ne reflète plus les données scientifiques actuelles.
Le lait n’est pas un aliment que consommaient nos lointains ancêtres chasseurs-cueilleurs durant des millions d’années. Nous ne sommes pas faits pour en boire après les premières années de l’enfance. Pire encore, le lait que nous consommons aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec celui que buvaient nos ancêtres sédentaires il y a quelques centaines ou milliers d’années. Depuis quelques décennies, la sélection intensive des animaux a été poussée à l’extrême pour qu’ils produisent jusqu’à trente litres de lait par jour, souvent en lactation continue et par insémination artificielle. Cette évolution altère profondément la qualité du lait.
Ce lait appauvri, mais naturellement riche en hormones de croissance et en hormones sexuelles, se retrouve partout. Il est transformé sous forme de fromages, de yaourts, de crèmes. Il est mélangé au sucre dans des produits comme les yaourts aromatisés, les glaces ou les crèmes dessert. Il est aussi caché dans de nombreux produits industriels en raison de son pouvoir appétant.
Cette consommation excessive perturbe notre équilibre hormonal naturel et expose notre corps à des hormones étrangères, non prévues pour notre espèce, dont il n’a ni le besoin ni la capacité de bien gérer les effets.
4. Un besoin de réévaluer nos habitudes
L’humain est le seul mammifère à consommer le lait d’une autre espèce après le sevrage. Ce geste, devenu culturel, n’est pas sans conséquences biologiques. En perturbant nos systèmes de régulation hormonale, le lait peut contribuer à des pathologies chroniques que nous considérons souvent comme normales ou fréquentes : fatigue hormonale, déséquilibres menstruels, puberté précoce, syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), voire certains cancers.
Il ne s’agit même pas de chercher une alternative au lait, car naturellement, il ne devrait pas faire partie de notre alimentation. Tous les nutriments qu’il contient se retrouvent facilement dans une alimentation physiologique et ancestrale, composée de viande, de bonnes graisses animales, de végétaux, de légumes et de petits fruits ou baies sauvages.
Il ne s’agit pas non plus de l’interdire complètement. Une consommation occasionnelle peut être envisageable, par exemple lors de fêtes ou d’événements particuliers, mais il n’est ni nécessaire ni souhaitable d’en consommer chaque jour, ni même chaque semaine.
Conclusion
Le lait n’est pas un simple aliment. C’est un cocktail hormonal complexe, conçu pour une autre espèce, à un autre moment de la vie. Ses effets ne se limitent pas aux troubles digestifs, aux intolérances ou aux allergies. Son impact sur notre système hormonal exige une réflexion sérieuse sur sa place dans notre alimentation, aussi bien pour les femmes que pour les hommes.