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Profil lipidique oméga 3, 6 et 9
Les huiles végétales

Les lipides des huiles végétales – oméga 3 et oméga 6

5 décembre 2025
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Les oméga 3 végétaux (acides gras poly-insaturés)

Les principales formes d’oméga-3 :

  • EPA (Acide eicosapentaénoïque) : présent surtout dans les poissons gras, le krill et certaines microalgues marines. Il joue un rôle majeur dans la régulation de l’inflammation et la protection cardiovasculaire. Son assimilation est excellente, généralement comprise entre 70 et 90 %, et il est immédiatement utilisable par l’organisme. Il se trouve très peu, voire pas du tout, dans les produits animaux terrestres, y compris la viande et les œufs, sauf dans de très rares cas où les œufs proviennent de poules nourries spécifiquement pour enrichir leurs œufs en oméga-3. Les microalgues produisent un EPA un peu plus assimilable que l’ALA contenu classiquement dans les huiles végétales.
  • DHA (Acide docosahexaénoïque) : présent surtout dans les poissons gras, le krill et certaines microalgues marines. Il est essentiel au cerveau, à la rétine et au développement cognitif. Son assimilation est excellente, généralement comprise entre 70 et 90 %, et il est immédiatement utilisable par l’organisme. Il se trouve très peu, voire pas du tout, dans les produits animaux terrestres, y compris la viande et les œufs, sauf dans de rares cas où les œufs proviennent de poules nourries spécifiquement pour enrichir leurs œufs en oméga-3. Les microalgues produisent un DHA un peu plus assimilable que l’ALA contenu classiquement dans les huiles végétales.
  • DPA (Acide docosapentaénoïque) : moins connu, on le trouve dans les poissons gras et la viande de ruminants nourris à l’herbe. Il agit comme un intermédiaire entre l’EPA et le DHA et participe aux effets anti-inflammatoires et cardiovasculaires. Son assimilation est bonne, comparable à celle de l’EPA et du DHA, donc autour de 70 à 90 %, bien qu’il soit moins étudié.
  • ALA (Acide alpha-linolénique) : source végétale apportée par les graines de lin, de chia, les noix et certaines huiles végétales. C’est un acide gras essentiel, mais il doit être transformé en EPA et DHA pour être pleinement actif. Si son absorption intestinale est correcte, sa conversion reste très limitée : environ 5 à 10 % en EPA et moins de 1 % en DHA, ce qui réduit fortement son efficacité et son intérêt sous sa forme végétale.

Les huiles végétales riches en acide alpha-linolénique, comme celles de colza, de lin, de chia ou de noix, apportent un précurseur d’oméga‑3. Cependant, la conversion métabolique de cet acide alpha-linolénique en EPA puis en DHA chez l’humain est extrêmement limitée. Les études estiment que seulement quelques pourcents de cet acide consommé sont transformés en EPA, et la conversion en DHA est encore plus faible.

Les études rapportent des taux de conversion variables d'ALA en EPA et DHA en fonction de facteurs comme le sexe, le rapport omega-6/omega-3 ou l'apport total en acides gras polyinsaturés, mais les taux de conversion observés tournent autour de ces valeurs de 5-10% pour l'EPA et 1% pour le DHA. Par exemple, cette étude de référence de 2005 concluait "seulement 7 % de l’ALA alimentaire était converti en acides gras polyinsaturés à longues chaînes (AGPILC)", dont "environ 99,8 % de l'ALA (...) a ensuite été converti en EPA, alors que seulement 1 % (...) de l’EPA a été converti en DPA." (1) Par ailleurs, une étude de 1998 soulignait déjà qu'"avec un régime alimentaire riche en graisses saturées, la conversion en métabolites à longue chaîne est d'environ 6 % pour l'EPA et de 3,8 % pour le DHA mais qu'"avec un régime riche en acides gras polyinsaturés AGPI n-6 (= omega-6), la conversion est réduite de 40 à 50 %." (2)

1 - Goyens P.L et al., 2005, Modélisation compartimentée pour quantifier la conversion de l'acide alpha-linolénique après une prise à long terme de plusieurs bolus traceurs, Journal of Lipid Research ; 2 -H. Gester, 1998, Les adultes peuvent-ils convertir correctement l'acide alpha-linolénique (18:3n-3) en acide eicosapentaénoïque (20:5n-3) et en acide docosahexaénoïque (22:6n-3) ?, Journal International de Vitaminologie et de Nutrition.

Cette limitation biologique explique pourquoi les sources animales marines d’EPA et de DHA, comme les poissons gras, l’huile de poisson ou l’huile de krill, restent les apports les plus fiables pour obtenir ces acides gras essentiels sous leurs formes actives. Ces formes d’origine animale sont directement utilisables par l’organisme et jouent un rôle crucial dans le fonctionnement cérébral, cardiovasculaire et immunitaire.

 

Rôles des oméga 3 :

Les oméga‑3 jouent un rôle essentiel dans le bon fonctionnement de l’organisme. Ils contribuent à la santé cardiovasculaire en régulant les triglycérides, en maintenant la fluidité du sang et en limitant l’inflammation des vaisseaux. Ils sont indispensables au développement et au fonctionnement du cerveau, favorisant la mémoire, la concentration et la régulation de l’humeur. Les oméga‑3 soutiennent également le système immunitaire, participent à la régulation des processus inflammatoires dans tout le corps et protègent les yeux et la rétine. Enfin, ils contribuent à la santé des articulations et des membranes cellulaires en maintenant leur souplesse et leur intégrité.

 

Exemples d’huiles riches en oméga‑3 :

L’huile de lin

Elle est obtenue à partir des graines de lin. Elle est particulièrement riche en oméga-3, principalement sous forme d’acide alpha-linolénique (ALA).

 

Profil lipidique de l’huile de lin :

  • Acides gras saturés : environ 6 à 18 %.
  • Acides gras monoinsaturés (oméga-9, acide oléique) : environ 10 à 21 %.
  • Oméga-3 ALA : environ 45 à 70 %. C’est une proportion très élevée pour une huile végétale. Cependant, cet oméga-3 est faiblement assimilé par l’organisme et doit être converti en EPA et DHA pour être réellement actif. Malgré cette richesse apparente, il est possible d’en consommer beaucoup sans couvrir nos besoins réels. On peut donc être carencé sans le savoir, en pensant à tort que cette huile suffit à elle seule.
  • Oméga-6 : acide linoléique (LA) environ 12 à 24 %.
  • L’acide gamma-linolénique (GLA) est en quantité négligeable.

Bien que cette huile soit réputée pour sa richesse en oméga-3 ALA, son efficacité dépend de la capacité de conversion propre à chacun et demeure très inférieure à celle des sources d’oméga-3 d’origine animale.

L’huile de noix

Elle est souvent présentée comme une huile bénéfique pour la santé en raison de sa richesse en oméga-3. En réalité, elle contient surtout de l’oméga-3 ALA, une forme peu assimilable par l’organisme, ainsi qu’une proportion très élevée d’oméga-6, instables, pro-inflammatoires et facilement oxydés. C’est d’ailleurs une huile qui rancit rapidement. Sa réputation et ses bienfaits sont ainsi largement surestimés.

 

Profil lipidique de l’huile de noix :

  • Acides gras saturés : environ 9-10 %.
  • Acides gras monoinsaturés (oméga-9, acide oléique surtout) : autour de 15-19 %.
  • Oméga-3 ALA (acide alpha-linolénique) : environ 11-12 %.
  • Oméga-6 acide linoléique (LA) : environ 53-56 %.
  • Acide gamma-linolénique (GLA) : pratiquement absent (négligeable) dans les analyses usuelles de l’huile de noix.

Même dans ces huiles riches en oméga‑3, l’apport en oméga‑6 reste souvent trop élevé et la conversion des oméga‑3 végétaux en formes actives EPA et DHA est très limitée. Cela signifie que ces huiles ne sont pas aussi bénéfiques qu’elles pourraient le laisser penser et qu’elles ne remplacent pas efficacement les sources animales d’oméga‑3.

Bien que l'ALA végétal ait des bénéfices propres sur notre santé, les études concluent que sa conversion est insuffisante pour répondre aux besoins physiologiques optimaux en EPA/DHA. "La plupart des effets favorables de l'ingestion de DHA/EPA sur divers facteurs de risque de maladies cardiovasculaires (...) ne sont pas trouvés ni égalés par des apports équivalents en ALA."

Différenciation de l'ALA (sources végétales) du DHA + EPA (sources marines) en tant qu'acides gras oméga-3 alimentaires pour la santé humaine, Omega-3 Intitute.

Les oméga‑6 végétaux (acides gras poly-insaturés)

Les oméga 6 sont des acides gras essentiels jouant un rôle central dans de nombreuses fonctions de notre organisme. Ils participent à la structure et à la flexibilité des membranes cellulaires, soutiennent le fonctionnement du système immunitaire et interviennent dans la régulation de la pression artérielle ainsi que dans le maintien d’un équilibre optimal des lipides sanguins, en influençant notamment le cholestérol LDL et les triglycérides. Ces acides gras sont également impliqués dans la production de molécules nécessaires aux processus inflammatoires et à la coagulation, éléments indispensables au bon déroulement des réponses immunitaires. Ils contribuent à la santé de la peau, favorisent la croissance, la reproduction et la formation de nouvelles cellules. Toutes ces fonctions font des oméga 6 un nutriment indispensable, mais seulement lorsqu’ils sont consommés dans des proportions équilibrées, ce qui n’est plus le cas dans notre alimentation moderne. Lorsqu’ils sont présents en excès, ils deviennent nocifs pour l’organisme. Depuis que les graisses animales et saturées ont été injustement diabolisées, notre consommation d’oméga 6 a fortement augmenté, avec des effets délétères sur la santé.

Important : Quantité d’oméga 6 quotidienne recommandée et à ne pas dépasser : Les oméga 6 sont des acides gras essentiels, mais ils ne doivent être consommés qu’en quantités modérées. Les recommandations varient selon les organismes. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) conseille que les acides gras polyinsaturés, c’est-à-dire les oméga 3 et les oméga 6, représentent entre 6 et 11 % de l’apport énergétique total. Selon la FAO, l'apport en acides gras oméga-6 doit se situer entre 2,5 % et 9 % de l'énergie et l'apport en acides gras oméga-3 entre 0,5 % et 2 % de l'énergie.* Pour un adulte consommant environ 2 000 calories par jour, cela correspond à environ 12 à 22 grammes d'acides gras polyinsaturés et 5 à 20 grammes d’oméga 6, des valeurs indicatives qui dépendent surtout du rapport avec les oméga 3. Or, la plupart des régimes occidentaux modernes apportent entre 20 et 30 grammes d’oméga 6 par jour. Cette surconsommation est liée à un déséquilibre pro-inflammatoire et à un profil lipidique défavorable. Importance du ratio oméga 6 / oméga 3 Ce n’est pas seulement la quantité d’oméga 6 qui importe, mais également leur rapport avec les oméga 3. Idéalement, ce ratio doit rester inférieur à 5. Cela signifie que pour chaque gramme d'oméga-3 consommé, il est conseillé de consommer maximum cinq grammes d'oméga-6. Dans la plupart des régimes actuels, ce ratio dépasse pourtant largement 10, voire 20, ce qui accentue les risques cardiovasculaires et métaboliques.

*Organisation mondiale de la Santé ; Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), 2010, Graisses et acides gras dans l'alimentation humaine - Rapport d'une consultation d'experts, Document sur l'alimentation et la nutrition 91.

Les principales formes d’oméga-6 :

  • Acide linoléique (AL) : c’est l’oméga-6 le plus répandu, présent en grande quantité dans les huiles végétales (tournesol, maïs, soja, pépins de raisin, noix, noisettes,…). Il est essentiel car le corps ne peut pas le fabriquer, mais nos besoins réels sont faibles. Son assimilation est excellente, autour de 85 à 95 %, ce qui peut poser problème du fait de la surconsommation d’oméga 6. Il doit être transformé en acide arachidonique (ARA) pour être pleinement actif. Cependant, les habitudes alimentaires actuelles nous amènent à en consommer 10 à 20 fois plus que ce dont nous avons besoin. Cet excès quotidien et systématique déséquilibre fortement le rapport oméga-6 / oméga-3, favorise l’inflammation chronique, accroît le stress oxydatif et augmente le risque de pathologies métaboliques et cardiovasculaires.
  • Acide gamma-linolénique (AGL) : cet oméga-6 particulier est généralement présent en très faible quantité dans les huiles végétales courantes. On peut toutefois en retrouver en proportion plus importante dans certaines huiles spécifiques comme l’onagre, la bourrache et les pépins de cassis. Il possède des propriétés anti-inflammatoires, car il peut donner naissance à des médiateurs qui favorisent l’équilibre immunitaire. Son assimilation est bonne, autour de 70 à 90 %, et il contourne en partie la compétition avec les oméga-3. L’acide gamma-linolénique est aussi reconnu pour ses effets hormonaux équilibrants, notamment dans le syndrome prémenstruel et la ménopause, ainsi que pour ses bienfaits sur la peau, qu’il aide à maintenir souple, hydratée et résistante aux inflammations chroniques comme l’eczéma.
  • Acide dihomo-gamma-linolénique (ADGL) : principalement formé dans l’organisme par la transformation de l’acide gamma-linolénique (AGL) issu d’huiles comme celles d’onagre, de bourrache ou de pépins de cassis. On n’en trouve que des traces dans certaines graisses animales, ce qui en fait une source alimentaire négligeable. L’acide dihomo-gamma-linolénique est surtout intéressant car il sert de précurseur à des prostaglandines de la série 1 (PGE1), reconnues pour leurs effets anti-inflammatoires et vasodilatateurs. Son assimilation est bonne, mais sa présence dépend avant tout de la capacité de l’organisme à convertir le GLA.
  • Acide arachidonique (ARA) : principalement présent dans les graisses animales (viande, œufs, produits laitiers). Il est essentiel au fonctionnement du cerveau, des muscles et de la réponse immunitaire. Cependant, en excès, il favorise des processus pro-inflammatoires. Son assimilation est excellente, autour de 85 à 95 %, et il est directement utilisable par l’organisme.

Différences entre oméga-6 animaux et végétaux :

Les oméga-6 d’origine végétale, comme l’acide linoléique (AL) et l’acide gamma-linolénique (AGL), doivent généralement être transformés pour devenir actifs. Ils peuvent participer à des voies anti-inflammatoires, mais leur efficacité dépend étroitement de l’équilibre avec les oméga-3.

 

Les oméga-6 d’origine animale, principalement l’acide arachidonique (ARA), sont directement utilisables par l’organisme. Ils jouent un rôle important pour le cerveau et le système immunitaire, mais un excès stimule également la production de médiateurs pro-inflammatoires. Toutefois, le risque de surconsommation d’oméga 6 est beaucoup plus faible avec les graisses animales qu’avec les huiles végétales.

 

Un rapport équilibré entre oméga-3 et oméga-6 est donc crucial. Une alimentation trop riche en huiles végétales, sans apports suffisants en oméga-3, favorise l’inflammation chronique et conduit à des consommations d’oméga-6 10 à 20 fois supérieures aux besoins réels. À l’inverse, les graisses animales, en particulier celles des ruminants, apportent des quantités plus adaptées et limitent ce déséquilibre.

Les apports en EPA et DHA rapportés en 2017 sont "de 137 et 101 mg alors que les recommandations sont de 250 mg pour chacun." L'acide linoléique (AL) et l’acide alpha-linolénique (ALA) sont dits indispensables, car notre corps ne peut les produire, de même que le DHA du fait de sa faible formation par conversion de l’ALA. L’EPA et le DHA peuvent être synthétisés à partir de l'ALA si le rapport entre AL/ALA< 5, conformément aux données de l'Anses en 2011, "voire 3 ou 1, alors qu’il est de 10 actuellement."

M. Duru, 2017, Les omégas 3 et 6, un enjeu de santé publique : quels rôles de l’agriculture, de l’élevage et de l’agroalimentaire ?, CAIRN Info, Revue Sesame.

Comme tous les acides gras polyinsaturés, les oméga-6 sont instables. Ils s’oxydent facilement, rancissent rapidement et produisent des composés nocifs.

 

L’acide linoléique est un oméga-6 essentiel en petite quantité. Une partie se convertit en acide arachidonique, précurseur de prostaglandines et leucotriènes impliqués dans la régulation immunitaire et la réparation des tissus. En excès, ces molécules entretiennent l’inflammation chronique et perturbent le métabolisme. Sans apport suffisant d’oméga-3, ce déséquilibre s’accentue et alimente un état inflammatoire généralisé.

 

Historiquement, les apports en oméga-6 restaient modestes. Avant le XXe siècle, ils provenaient surtout de végétaux saisonniers, tandis que la majorité des graisses consommées étaient d’origine animale. Le rapport oméga-6/oméga-3 était alors souvent inférieur à 4 pour 1.. Avec l’essor des huiles industrielles issues de graines (tournesol, soja, colza) et la consommation accrue d’oléagineux (noix, noisettes, amandes), ce rapport a grimpé jusqu’à 15 pour 1 ou plus, entraînant un excès quotidien.

"Jusqu'à il y a environ 100 ans, le ratio oméga-6/3 était d'environ 4:1 ou moins. Cependant, le régime alimentaire occidental typique offre désormais un ratio oméga-6/3 d’environ 20 : 1 en faveur des oméga-6. (...) La surconsommation d’acide linoléique, provenant principalement des huiles de graines industrielles oméga-6, et le manque d’oméga-3 à longue chaîne dans l’alimentation placent la population dans un état pro-inflammatoire, pro-allergique, pro-thrombotique et à tendance auto-immune."

DiNicolantonio JJ. et O'Keefe J., 2021, L'importance de maintenir un faible rapport oméga-6/oméga-3 pour réduire le risque de maladies auto-immunes, d'asthme et d'allergies, The Journal of the Missouri State Medical Association.

Les conséquences sont multiples. L’acide arachidonique issu des oméga-6 favorise la production de dérivés pro-inflammatoires. Leur instabilité augmente le stress oxydatif, fragilise les membranes cellulaires et contribue à l’insulinorésistance. Elle favorise également le stockage de graisses viscérales, un facteur de risque métabolique majeur.

 

Enfin, l’excès d’oméga-6 modifie la composition des tissus adipeux. Les graisses deviennent moins stables et plus difficiles à mobiliser comme source d’énergie, ce qui favorise le surpoids et aggrave les troubles métaboliques.

 

Bon à savoir ! Les graisses saturées animales moins nocives que la combinaison d’une alimentation riche en glucides (et/ou sucre) et en oméga 6.

Le LDL n’est pas du cholestérol ; c’est un transporteur chargé de véhiculer le cholestérol et les lipides dans le sang. En matière de santé cardiovasculaire, ce qui compte avant tout, c’est la qualité de sa structure, laquelle dépend directement des graisses que nous consommons.


Les oméga-6 (acides gras polyinsaturés) sont des lipides chimiquement instables : leur structure moléculaire comporte plusieurs doubles liaisons. Ces liaisons constituent des zones de fragilité chimique qui, au contact de l’oxygène sanguin, réagissent et s’oxydent très facilement. En cas de consommation importante d’huiles végétales, la membrane des particules de LDL se constitue majoritairement de ces oméga-6. Cette composition fragilise le LDL, qui s’oxyde alors rapidement. Une fois oxydé, il est perçu par le corps comme un déchet toxique, ce qui déclenche une réaction immunitaire immédiate. C’est pourquoi une surconsommation d’oméga-6 génère de l’inflammation chronique dans nos artères.


Contrairement aux acides gras polyinsaturés, les graisses saturées sont chimiquement stables. Les membranes des particules de LDL fabriquées à partir de ces graisses sont résistantes à l’oxydation. Elles peuvent ainsi jouer leur rôle de transporteur sans générer de l’oxydation.


La taille des particules de LDL jouent également un rôle important dans la santé cardiovasculaire. Il existe deux tailles de LDL :
Le LDL de type A sont des particules grosses et flottantes qui sont trop imposantes pour s’infiltrer dans la paroi de nos artères. Il s’agit donc d’un LDL sain qui ne présente aucun risque pour la santé cardiovasculaire. Le LDL de type A est favorisé par les graisses saturées.


Le LDL de type B sont de toutes petites particules qui ont la capacité de traverser les parois des artères et de s’y accumuler, formant ainsi la plaque d’athérome. Il s’agit d’un LDL dangereux pour la santé cardiovasculaire. Ce LDL de type B est favorisé par une consommation importante de sucre et de glucides.


Ainsi la combinaison d’une alimentation trop riche en sucre, en glucides et en oméga 6 crée de l’inflammation et un risque important de boucher les artères.


Comment cela fonctionne :
Comment une particule saine de LDL grosse et flottante de type A peut se transformer en une petite particule de LDL de type B si dangereuse ?


Pour cela, il faut un taux élevé de triglycérides dans le sang, généralement causé par une consommation importante de sucre, de glucides ou d’alcool.

  1. Tout commence avec le VLDL (lipoprotéine de très basse densité). C’est un transporteur (le stade précurseur du LDL) créé par le foie pour évacuer l’excès de gras (triglycérides) issu d’une consommation importante de sucre et de glucides. Ce mécanisme est vital pour le foie qui essaie ainsi d’éviter de s’engraisser et de développer une stéatose hépatique, mais plus la consommation de sucre et de glucides sera importante et plus ce sera difficile pour le foie de ne pas s’engraisser. Le cycle normal et la fonction du VLDL est de circuler dans le sang pour transporter et distribuer ses triglycérides aux muscles (pour produire de l’énergie) et aux cellules adipeuses (pour faire des réserves de graisses). Une fois qu’il s’est vidé de son chargement, il rétrécit et devient naturellement un LDL : une particule saine qui ne contient alors plus que du cholestérol. Le problème commence lorsqu’il y a une surproduction de VLDL. Les VLDL fraîchement produits et encore gorgés de triglycérides vont croiser sur leur route des LDL qui ont fini leur livraison. C’est lors de cette rencontre que l’enzyme CETP (protéine de transfert des esters de cholestérol) intervient et perturbe l’équilibre. Elle puise des triglycérides dans les particules de VLDL et les injecte de force dans le LDL sain. Ce faisant, elle vole du cholestérol au LDL. Résultat : Le LDL qui s’était stabilisé, se retrouve à nouveau gavé de triglycérides, ce qui le rend instable.
  2. Le rétrécissement (l’action de la lipase) : lors de son passage dans le foie, une autre enzyme (la lipase) dissout et vide les triglycérides injectés de force dans ce LDL devenu instable. En se vidant de son contenu, sa structure s’effondre sur elle-même. Résultat : le LDL change de taille, il devient une particule petite et dense.
  3. Pourquoi il s’oxyde ? Cette petite particule de LDL dense est vulnérable pour deux raisons. Premièrement, elle perd son bouclier protecteur. En effet, en rétrécissant, la particule expulse ses antioxydants de surface (comme la vitamine E). Deuxièmement, elle a tendance à stagner dans le sang. En effet, le foie détecte mal ces particules trop petites pour les éliminer. Elles restent donc en circulation beaucoup plus longtemps, ce qui augmente le risque d’oxydation et de pénétration dans les parois des artères.

En conclusion : 

L’excès de sucre (et donc de triglycérides) est à l’origine du rétrécissement du LDL en petites particules denses qui s’accumulent dans les artères. L’excès d’oméga-6, quant à lui, fournit le matériau instable qui fragilise ce LDL et cause son oxydation.

Le risque principal pour le cœur ne réside donc pas dans la consommation de graisses saturées présentes en grande quantité dans notre alimentation depuis des millions d’années, mais dans la combinaison d’une alimentation riche en sucres (qui réduit la taille des particules) et en huiles végétales riches en oméga 6 (qui génère l’inflammation) que nous consommons en grande quantité seulement depuis quelques décennies.

Cette étude de 2018 conclut que "l'acide linoléique, un acide gras polyinsaturé oméga-6, favorise le stress oxydatif, le LDL oxydé, l'inflammation chronique de bas grade et l'athérosclérose, et est probablement un facteur alimentaire majeur dans la survenue des maladies coronariennes, en particulier lorsqu'il est consommé sous forme d'huiles de graines industrielles communément appelées « huiles végétales »."

Nicolantonio et O’Keefe, 2018, Les huiles végétales oméga-6 comme facteur de risque de maladie coronarienne : l’hypothèse de l’acide linoléique oxydé, Open Heart.

L’huile de tournesol :

L’huile de tournesol est principalement composée d’acides gras polyinsaturés, avec une teneur élevée en acide linoléique (oméga-6).

 

Voici sa composition lipidique :

  • Acides gras saturés : environ 10 % dont acide palmitique 6 % et acide stéarique 4 %.
  • Acides gras monoinsaturés (oméga-9) : entre 20 % et 30 % dont acide oléique peut aller de 19,5 à 26 %.
  • Acides gras polyinsaturés (oméga-6) : entre 60 et 70 % dont acide linoléique entre 56 et 67 %, acide gamma-linolénique en très faible quantité et acide arachidonique en très faible quantité également.

Source : Ciqual, ANSES.

L’huile de tournesol est donc riche en acide linoléique. Cependant, elle contient très peu d’acide gamma-linolénique et d’acide arachidonique. Cette composition contribue fortement à un déséquilibre entre les oméga-6 et les oméga-3 dans l’alimentation, favorisant ainsi l’inflammation chronique et d’autres problèmes de santé. Il est donc recommandé de consommer l’huile de tournesol avec modération, voire de l’éviter autant que possible. Malheureusement, elle est omniprésente, notamment dans les plats préparés industriels, souvent en quantités très importantes.

 

Retrouvez la première partie sur les acides gras saturés et les oméga 9 présents dans les huiles végétales :

Profil lipidique oméga 3, 6 et 9

Les lipides des huiles végétales – graisses saturées et oméga 9

Nos huiles :

L’Oméga 3 800 Djform : les oméga 3 nous sont apportés exclusivement par notre alimentation et nous en manquons tous. Les acides gras oméga 3 sont nécessaires au bon fonctionnement de toutes les cellules de notre corps et de notre peau. Parmi eux, l’EPA et le DHA contribuent particulièrement à un fonctionnement normal de notre cœur, notre cerveau et notre vision. Ils sont à prendre en cures régulières ou toute l’année.


L’Oméga 3 DHA Djform est recommandé pour le bien-être de la rétine (notamment en prévention de la DMLA) et le maintien des fonctions cognitives (mémoire, concentration). C’est un choix parfait pour les seniors, les adolescents et les femmes enceintes.


L’Huile de Foie de Morue Djform, un grand classique, version naturelle de vitamine D. Elle contient également de la vitamine A, ces deux vitamines contribuant au fonctionnement normal de notre système immunitaire. Elle fournit par ailleurs des oméga 3, indispensables à notre santé.


L’Huile d’Onagre et de Bourrache Française Djform, huile de première pression à froid. Ces acides gras essentiels que notre corps ne sait pas fabriquer favorisent la production de prostaglandines (substances chimiques régulatrices de notre organisme), essentielles à l’équilibre de nos cellules et l’équilibre hormonal en général. Cette huile est utilisée pour l’équilibre hormonal des femmes, elle contribue à soulager les symptômes prémenstruels et aide à apaiser les désagréments de la ménopause.

Mots-clés :

Huiles végétalesOmega 3 et 6

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