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L’oxydation des huiles et des graisses végétales
Les huiles végétales

L’oxydation des huiles et des graisses végétales

19 janvier 2026
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L’oxydation des lipides est une réaction chimique en cascade, accélérée par l’oxygène, la lumière, les métaux traces et la chaleur. Elle transforme des huiles fraîches en mélanges plus réactifs : peroxydes puis produits secondaires. Les huiles végétales, surtout quand elles sont riches en polyinsaturés, traversent plus d’étapes où l’oxygène, la chaleur et la lumière peuvent intervenir du pressage au stockage et elles ont donc plus d’occasions de s’abîmer pendant la chaîne de production.

 

L’oxydation : une réaction en chaîne

Une huile s’oxyde en deux temps : formation de produits “primaires” d’abord puis décomposition en produits “secondaires”, ce qui entraîne une perte de qualité et de stabilité. L’huile “s’oxyde” d’abord en fabriquant surtout des molécules intermédiaires, les hydroperoxydes, qui sont instables et finissent dans un second temps par se casser en une multitude de petites molécules comme les aldéhydes qui donnent l’odeur et le goût de rance caractéristiques des graisses oxydées.

 

Le risque de s’oxyder d’une graisse dépend fortement de son degré d’insaturation : plus il y a de doubles liaisons dans sa composition, plus la réaction en chaîne se déclenche et s’entretient facilement. Il faut voir les doubles liaisons comme des coutures plus fragiles sur une corde : plus il y a de coutures, plus il y a d’endroits où la corde peut commencer à s’effilocher, puis l’effilochage se propage.


Dans un acide gras insaturé, la présence d’une double liaison rend certains hydrogènes voisins plus faciles à enlever par la chaleur, la lumière, des traces de métaux, etc. Quand un hydrogène est arraché, l’acide gras devient un radical lipidique qui réagit très vite avec l’oxygène pour former un radical peroxyle. Celui-ci va arracher un hydrogène à une autre molécule de lipide, produisant un hydroperoxyde (un produit d’oxydation primaire) et un nouveau radical lipidique qui repart au début de la boucle entraîner les mêmes réactions. Une fois lancé, le système fabrique donc ses propres radicaux qui attaquent les molécules voisines. En clair : plus une huile est riche en acides gras insaturés, plus elle a tendance à s’oxyder facilement et rapidement, surtout en présence de chaleur, de lumière et d’oxygène.

 

Plusieurs facteurs qu’on retrouve dans la chaîne de fabrication des huiles et des graisses végétales provoquent des mécanismes d’altération de ces graisses :

 

  • La photo‑oxydation : la lumière peut accélérer fortement la détérioration, notamment via des pigments pro‑oxydants comme les chlorophylles et pheophytines qui sensibilisent la formation d’oxygène singulet, une forme d’oxygène moléculaire hautement réactive.
  • L’auto‑oxydation : l’oxygène de l’air suffit à initier la chaîne d’oxydation, surtout si l’huile est riche en acides gras polyinsaturés, et si des catalyseurs (métaux traces) sont présents.
  • La température : elle accélère toutes les étapes de l’oxydation, l’initiation, la propagation, la décomposition des peroxydes.

Le parcours de production des huiles et graisses végétales, un processus de fabrication qui expose à l’oxydation.

Quasiment toutes les filières d’huiles et graisses végétales, que l’on retrouve facilement à la vente dans les grandes surfaces et pour la confection de produits transformés, multiplient les occasions d’oxydation :

  • Le pressage et l’extraction : Le pressage met mécaniquement l’huile en contact avec l’oxygène (aération, agitation) et parfois avec de la chaleur selon les procédés utilisés, ce qui peut initier des réactions oxydatives. De plus, des traces de pigments, comme les chlorophylles, et de pro‑oxydants peuvent être présentes au départ, ce qui rend la gestion de la lumière et du raffinage déterminante.
  • Le raffinage industriel ou l’étape à “haute température” : Le raffinage et la désodorisation impliquent des températures très élevées sous vide, typiquement de l’ordre de 220 à 270°C, qui provoquent des transformations chimiques, même lorsque le vide limite une partie de l’oxygène : décomposition des peroxydes, réactions secondaires, …

De récentes études soulignent que la désodorisation modifie à la baisse certains indicateurs de qualité des huiles. Elle entraîne une augmentation de leurs teneurs en certains contaminants (esters de 3-monochloropropane-1,2-diol et esters de glycidyle notamment) et peut dégrader certains de leurs composants : leur couleur, par exemple, mais aussi une baisse des niveaux de phytostérols et de tocophérols, antioxydants. Elles en concluent que de sérieuses discussions sont nécessaires en matière de production quant aux procédés de transformation utilisés.

An, Ma, Wang et Zheng, 2022, Effets de la désodorisation sur la formation de contaminants de transformation et sur la qualité chimique de l'huile de tournesol, Journal of oleo science.

Malheureusement, pour les huiles de graines, l’oxydation ne concerne pas seulement les productions industrielles. L’huile de noix par exemple, bien que souvent pressée à froid de manière artisanale, s’oxyde pour autant assez rapidement une fois les noix pressées.

 

L’ennemi silencieux : le stockage

Même une huile bien produite peut s’abîmer ensuite lors de son stockage et sa mise en rayon : bouteille transparente, rayonnage lumineux, tête d’air importante, stockage tiède, …

 

L’exposition au soleil par exemple dégrade des composés mineurs des huiles, les pigments (chlorophylle et caroténoïdes) et les arômes notamment, et affecte les paramètres d’oxydation. Des solutions de protection (films, verre ambré, etc.) peuvent améliorer la résistance à l’oxydation de ces huiles.

Une revue sur l’oxydation des huiles rappelle l’importance du packaging (opacité, minimisation du contact air-huile dans un système de manipulation fermé des contenants). Elle souligne également que les conditions de stockage, y compris chez les consommateurs, sont déterminantes tant sur la question de la température que de la lumière : les huiles doivent être conservées à l'abri de la chaleur et de la lumière car elles influencent fortement leur stabilité.

Loganathan et al., 2022, Revue sur l’oxydation des lipidiques dans les huiles comestibles, Malaysian Journal of Analytical Sciences.

Huiles de graines vs. graisses animales, une “surface libre” vs. une “matrice”


La saturation seule des graisses animales ne suffit pas à leur stabilité, mais les antioxydants qu’elles contiennent y contribuent également. Et pour cela, l’alimentation des animaux est déterminante.


La littérature sur la viande issue de pâturage rapporte des niveaux plus élevés d’antioxydants liposolubles, notamment α‑tocophérol (vitamine E), et des enzymes et paramètres antioxydants qui forment une sorte de bouclier autour de la graisse. Ils sont par ailleurs associés à une meilleure résistance à l’oxydation et une meilleure stabilité et ce parfois malgré qu’ils contiennent davantage d’acides gras polyinsaturés omega‑3.

 

Deux facteurs principaux rendent la graisse animale, et particulièrement celle issue d’animaux nourris à l’herbe, moins oxydable que les huiles et graisses végétales :

  • La matrice : une graisse “emballée” : les graisses animales dans les tissus ne sont pas une “surface libre” en bouteille : elles sont enfermées dans une matrice constituée de cellules, membranes et structures, ce qui limite l’exposition directe à l’oxygène et à la lumière tant que l’aliment est intact et bien conservé. Prudence cependant, une fois hachée et exposée à l’air, la graisse animale est également rapidement oxydable.
  • Les profils lipidiques : en général, plus une matière grasse est saturée ou monoinsaturée, plus elle est stable. C’est un point de chimie de base applicable aux graisses animales, souvent plus saturées, comparées à des huiles de graines très riches en acides gras polyinsaturés.

Conclusion

En pratique, l’oxydation des corps gras est un processus continu, une dégradation qui intervient au fil du temps : une huile peut être chimiquement fragile, puis être plus ou moins abîmée selon ce qu’elle traverse (pressage/extraction, raffinage, désodorisation), puis selon la façon dont elle est stockée et utilisée.


Ce qui compte vraiment pour la qualité des huiles et graisses végétales, c’est tout à la fois leur fraîcheur (une pression et une consommation rapides après la récolte), l’utilisation d’un emballage opaque et peu perméable, les processus anti‑oxygène des contenants (notamment adaptés en taille avec peu de tête d’air) et des pratiques protectrices dans l’usage culinaire (éviter la surchauffe et la réutilisation en fritures).


Le choix de l’huile en fonction de sa composition est également déterminant. En effet, une huile végétale commence à s’oxyder dès le pressage et lors de la mise en bouteille, et elle continuera de s’oxyder durant le stockage avant la vente. Dès l’ouverture de la bouteille, l’huile sera donc déjà oxydée, même si la date de péremption est encore éloignée. Dans tous les cas, il vaut donc mieux privilégier les huiles végétales les plus pauvres en oméga 6 et les conserver au frais.

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