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La fraise, la framboise et la mûre
Les fruits

La fraise, la framboise et la mûre

28 avril 2026
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Les petits fruits rouges dont la fraise, la framboise et la mûre sont parmi les plus appréciés pour leur saveur, leur polyvalence culinaire et leurs qualités nutritionnelles. Cependant, derrière leur image de super aliment santé, la manière de les consommer, de les préparer et même de les cultiver peut poser problème.


Consommées fraîches, sans ajout de sucre et en quantité raisonnable, ces baies peuvent enrichir une alimentation saine réduite en sucre et en glucides, à condition de les choisir uniquement en été, à pleine maturité.


Sur le plan environnemental, le principal problème ne vient pas de l’existence de ces baies, mais de la volonté de les rendre disponibles toute l’année. Pour répondre à cette demande permanente, elles sont souvent cultivées de façon intensive, parfois hors sol, puis surgelées ou transformées afin d’alimenter un marché continu. Une grande partie de ces fruits finit sous forme de confitures, coulis, glaces, yaourts ou autres desserts très sucrés, ce qui annule leurs atouts nutritionnels et contribue à l’excès de sucre et de glucides dans l’alimentation moderne qui en contient déjà beaucoup trop.


Pourtant, ces petits fruits se prêteraient bien à des modèles de culture plus extensifs et diversifiés dans des petites exploitations maraîchères de légumes et de petits fruits rouges, reposant sur des volumes plus modestes et une consommation locale, fraîche et saisonnière. Respecter leur saison naturelle sans vouloir les exporter ou les conserver est bénéfique à la fois pour les écosystèmes, mais aussi pour la santé humaine. Notre organisme n’est pas conçu pour recevoir, sans interruption, du fructose et une telle quantité de sucre toute l’année. Il a besoin de périodes de pause pour mobiliser les réserves accumulées sous forme de graisses dans le foie, autour des organes (gras viscéral) et dans les tissus adipeux. Ce qui rend aujourd’hui les fruits problématiques sur le plan métabolique, ce n’est pas tant leur existence que leur fréquence et leur quantité de consommation, quasi quotidiennes et sans saisonnalité.

 

La fraise

La fraise (Fragaria x ananassa) est le petit fruit rouge le plus consommé en Europe et dans le monde. Elle séduit par sa douceur, sa texture et son parfum fruité caractéristique qui se prête aussi bien à la dégustation nature qu’à la transformation en desserts (pâtisseries, confitures, coulis, glaces).

 

Atouts nutritionnels :

La fraise est un fruit peu calorique (environ 35 kcal pour 100 g) mais intéressant sur le plan nutritionnel, surtout si elle est consommée nature, sans sucre ajouté. Elle apporte en moyenne 60 à 70 mg de vitamine C pour 100 g, ce qui est comparable, voire supérieur, à beaucoup d’agrumes. La vitamine C soutient le système immunitaire, participe à la fabrication du collagène (peau, vaisseaux sanguins, cartilages) et agit comme antioxydant hydrosoluble en protégeant l’organisme du stress oxydatif.


La fraise est aussi une bonne source de vitamine B9 (folates), avec environ 70 µg pour 100 g. Cette vitamine intervient dans la synthèse et la réparation de l’ADN, la production des globules rouges et le bon fonctionnement du système nerveux. Elle contribue également à la régulation de l’homocystéine, un acide aminé dont l’excès est associé à un risque cardiovasculaire accru.


Sa couleur rouge provient principalement des anthocyanes, auxquels s’ajoutent d’autres polyphénols (acide ellagique, flavonoïdes) qui ont une activité antioxydante marquée. Ces composés aident à limiter les dommages causés par les radicaux libres et pourraient participer, dans le cadre d’une alimentation saine réduite en glucides, riches en légumes, modérée en petits fruits rouges, en protéines et graisses animales de qualité (animaux nourris à l’herbe), à la protection vis‑à‑vis des maladies cardiovasculaires et métaboliques.


Enfin, la fraise apporte une petite quantité de minéraux : surtout du potassium (environ 150 à 170 mg pour 100 g), ainsi que du magnésium, du calcium et un peu de fer. Elle est également une source de manganèse (environ 0,3 mg pour 100 g). À cela s’ajoutent environ 2 g de fibres par 100 g.

 

Différence nutritionnelle et qualitative : pleine terre / hors-sol

Le mode de production influence la qualité nutritionnelle et le goût de la fraise. Deux systèmes principaux coexistent aujourd’hui sur le marché.

 

  1. La culture en pleine terre (saisonnière) : Dans ce modèle, le fraisier s’enracine dans un sol vivant. Il puise ses ressources minérales directement dans la terre, en bénéficiant de l’activité des micro-organismes du sol (champignons, bactéries) qui décomposent la matière organique et rendent les nutriments assimilables par les racines.
    Mais cela n’est vrai qu’en théorie et dans le cas de l’agriculture biologique. En effet, en agriculture biologique (ou certifiée sans résidus), les engrais organiques, comme le fumier et le compost d’origine animale, nourrissent la vie du sol et reproduisent la symbiose animal-végétal qui est le fondement de la fertilité et de la vie des écosystèmes.
    En revanche, la culture intensive en pleine terre conventionnelle reste l’une des plus consommatrices de pesticides (fongicides, insecticides) et d’herbicides pour stériliser le sol avant plantation. À cela s’ajoute l’utilisation massive d’engrais chimiques minéraux (nitrates, phosphates, potassium de synthèse) qui, bien qu’ils nourrissent directement les plantes, court-circuitent le travail des micro-organismes du sol. Ces engrais solubles appauvrissent progressivement la biodiversité microbienne, acidifient le sol, détruisent sa structure et rendent la terre dépendante d’apports chimiques constants. Ainsi, les fraises cultivées en pleine terre en intensif finissent par ressembler aux fraises hors sol, tant leur culture est dépendante de la chimie. Impact sur le fruit : exposée aux variations naturelles du climat (température, UV) mais aussi aux agressions des parasites (champignons, insectes), la plante doit se défendre pour survivre. Ces attaques agissent comme un signal d’alarme. Pour riposter, le fraisier active son métabolisme secondaire et synthétise davantage de molécules de défense, telles que les polyphénols antioxydants (pour renforcer ses parois cellulaires) et la vitamine C. De plus, s’il est en sol vivant (surtout en bio), il puise une gamme complexe de nutriments pour soutenir ses défenses. Résultat, une fraise de pleine terre, en bio, offre une densité nutritionnelle et aromatique optimale. Sa richesse en goût et en antioxydants résulte de la résilience de la plante face à son environnement naturel. En définitive, un fruit nutritionnellement dense est le résultat de la capacité de la plante à surmonter les stress naturels. La surprotection, qui vise une apparence parfaite, limite ce processus et appauvrit le fruit.
  2. La culture hors sol (intensive) : Dans ce cas, les plants poussent dans des bacs remplis d’un substrat neutre (fibre de coco, tourbe), souvent sous serres chauffées ou tunnels. Ils sont nourris par fertirrigation avec une solution d’eau et d’engrais minéraux apportée au goutte-à-goutte directement aux racines.
    Impact sur le fruit : ce système permet à la plante de croître sans contrainte et très rapidement. Le fruit a tendance à se charger davantage en eau. Pour résister au transport sur de longues distances, les variétés utilisées sont sélectionnées pour leur fermeté plutôt que pour leur richesse nutritionnelle.
    Résultat, les fraises hybrides pour la production industrielle offrent certes une apparence parfaite et produisent sur une plus longue période, mais elles sont aussi moins concentrées en nutriments (vitamine C, polyphénols) et en arômes.

Du fait de la forte demande, la fraise représente un véritable enjeu économique et commercial. Sa production est donc très souvent intensive, ce qui entraîne une dégradation des sols et de l’environnement. L’usage massif de plastique posé au sol pour empêcher la pousse des herbes, l’emploi de serres ou de tunnels en plastique pour produire plus tôt et plus longtemps ainsi que le recours fréquent aux intrants chimiques amplifient encore cet impact négatif. Il faut savoir que l’utilisation d’anti-limaces et d’insecticides chimiques dans les cultures intensives de fraises provoque une destruction en cascade de la biodiversité. Ces produits, conçus pour tuer les ravageurs, affectent gravement l’ensemble de l’écosystème agricole. Cela est tout à fait la norme des cultures intensives qui tuent littéralement les animaux sauvages. Les prédateurs (oiseaux, petits mammifères, amphibiens) qui se nourrissent d’insectes ou de limaces contaminés s’intoxiquent et meurent à leur tour. Cela génère une famine dans les écosystèmes. L’éradication massive et non-sélective des insectes, y compris les pollinisateurs et les prédateurs naturels de ravageurs, provoque l’effondrement de la chaîne alimentaire. Cela affame les populations d’oiseaux et d’autres insectivores qui en dépendent. Ainsi, depuis quelques décennies, il est devenu courant qu’un grand nombre de petits oiseaux meurent de faim dans leur nid dans les campagnes proches des champs, les parents ne trouvant plus suffisamment d’insectes pour nourrir leurs petits. La culture fruitière est certainement la plus coûteuse en termes de vie animale sauvage.


Ces pratiques agrochimiques ne se contentent donc pas d’éliminer les nuisibles ; elles stérilisent les parcelles, détruisent les régulations naturelles et compromettent l’équilibre de l’écosystème entier.

 

L’industrie agroalimentaire décline la fraise en yaourts, glaces, confiseries, sorbets, coulis, confitures, arômes et boissons. Les variétés industrielles étant souvent peu savoureuses, des arômes de synthèse sont couramment ajoutés, et il n’est pas rare que certains produits aromatisés à la fraise n’en contiennent aucune.

 

Entre 2024 et 2025, la production mondiale de fraises se situait autour de 9 à 10 millions de tonnes. Elles sont majoritairement cultivées dans des systèmes intensifs, notamment en tunnels plastiques ou en serres, parfois chauffées. Une grande partie de la production européenne provient même de cultures hors sol sur substrat, un système peu écologique qui altère la qualité aromatique et nutritive des fruits. Les fraises ainsi produites ne sont plus vraiment des petits fruits rouges tels qu’ils devraient l’être au niveau nutritionnel.

 

La fraise étant sensible aux maladies et aux ravageurs, les cultures intensives nécessitent de nombreux traitements, même en bio. Selon les pays, les intrants varient, mais on retrouve couramment des fongicides contre le botrytis, des insecticides pour lutter contre pucerons et thrips ainsi que des engrais azotés dans les systèmes hors sol.


Les pays où les fraises sont les plus fortement traitées et où les normes sont les moins strictes sont l’Espagne, les États-Unis, la Chine, le Mexique et l’Égypte. L’Allemagne, la France, l’Italie et la Pologne appliquent des règles un peu plus encadrées, sans être pour autant suffisantes dans la majorité des cas. Malheureusement, la fraise bio cultivée en pleine terre ou dans des systèmes maraîchers diversifiés reste minoritaire.

 

La fraise bio :

La fraise telle que nous la connaissons est un hybride sélectionné par les humains qui n’a plus la résistance de ses ancêtres. Du fait de cette fragilité, la fraise biologique ne représente qu’une part très faible de la production mondiale, estimée entre 2 et 5 % seulement. Ce faible pourcentage s’explique par les contraintes techniques propres à cette culture. La fraise est en effet très sensible aux maladies fongiques et aux ravageurs, ce qui rend sa production en agriculture biologique complexe et coûteuse. Sans recours aux pesticides de synthèse, les rendements sont plus faibles et les pertes importantes, ce qui freine fortement le développement de cette filière à grande échelle.


Malheureusement, même si l’on apprécie ce fruit, il faut reconnaître qu’il s’agit d’un petit fruit peu écologique. Son mode de culture intensif est très problématique pour l’environnement et il l’est aussi pour la santé à cause des nombreux intrants chimiques utilisés. À part savourer quelques fraises provenant de son propre jardin lorsque les limaces ne les ont pas mangées, il est donc préférable d’en consommer le moins possible.

 

La fraise moderne, issue de croisements hybrides et sélectionnée avant tout pour sa fermeté, son calibre et sa résistance au transport, présente souvent un défaut majeur, sa fadeur. Cultivée hors sol ou en système intensif, récoltée avant maturité complète pour éviter l’écrasement durant l’acheminement, elle manque fréquemment du parfum et de la douceur naturelle qui caractérisent les variétés plus traditionnelles, même si la fraise que nous connaissons n’a que quelques siècles au maximum.


Pour compenser cette pauvreté aromatique, il est devenu courant de consommer ces fraises avec du sucre ajouté, que ce soit en sucrant directement les fruits frais ou en les préparant sous forme de confitures, de coulis ou de desserts industriels fortement sucrés. Ce réflexe apparemment anodin annule totalement l’intérêt nutritionnel du fruit. Une fraise qui, dans sa version bio et mûre, apportait très peu de sucre (environ 5 g pour 100 g) et un bon ratio de micronutriments devient une opportunité supplémentaire de consommer du sucre. Ainsi consommée, la fraise est problématique pour la santé métabolique. Ses quelques vitamines et antioxydants ne font pas le poids contre les méfaits du fructose et du sucre ajouté.

 

Composition nutritionnelle pour 100 g :

  • Eau environ 90 %
  • Glucides environ 7 g, dont environ 5 à 6 g de sucre totaux (environ 2,5 g de glucose, environ 3 g de fructose) et dont fibres environ 2 g
  • Vitamine C environ 60 mg
  • Potassium environ 180 mg
  • Antioxydants : anthocyanes et ellagitannins

La framboise

La framboise est un fruit très apprécié pour son arôme intensément fruité, velouté, gourmand et légèrement acidulé. Elle est exceptionnellement riche en fibre, environ 6 à 7 g pour 100 g, alors que la plupart des fruits sont autour de 2 à 3 g.

 

Elle contient de nombreuses vitamines :

  • La vitamine C : par rapport aux fruits classiques, la framboise est riche en vitamine C (environ 25 mg) avec les avantages d’un faible taux de sucre et une forte quantité de fibres.
  • La vitamine B9 (folates) avec environ 38 µg, soit 19% des apports recommandés, une vitamine essentielle au renouvellement cellulaire.
  • La vitamine B5 : elle est le fruit qui en contient le plus, avec 0,85 mg pour 100 g.
  • Elle contient aussi de la vitamine E et de la vitamine K1 en quantités appréciables.

Des minéraux et oligo-éléments, les catalyseurs :

  • Elle contient du manganèse (0,67 mg), un oligo-élément qui joue un rôle crucial dans la protection contre le stress oxydatif ;
  • Du potassium, environ 150 à 200 mg, qui participe à l’équilibre hydrique et à la fonction musculaire ;
  • Elle contient également du phosphore, du magnésium, du calcium et de plus petites quantités de fer et de zinc.

Des polyphénols, les protecteurs antioxydants :

  • Les anthocyanes : ce sont les pigments rouges et violets qui représentent plus de la moitié des polyphénols totaux de la framboise (environ 31 mg pour 100 g).
  • Les flavanols et acides phénoliques qui aident à lutter contre l’inflammation et le vieillissement cellulaire.

La framboise (Rubus idaeus) est un fruit particulièrement délicat et fragile, ce qui rend sa production complexe et coûteuse. Elle est très prisée, consommée fraîche ou transformée en une multitude de desserts, confitures, coulis, pâtisseries et produits surgelés.

La production mondiale de framboises a connu une croissance spectaculaire, doublant en vingt ans pour atteindre environ 850 000 à 900 000 tonnes par an (selon les données 2023-2024 - 1). La Russie demeure le premier producteur mondial (environ 200 000 tonnes), suivie de près par le Mexique (environ 165 000 tonnes), la Serbie (110 000 tonnes) et la Pologne. La Chine est également l'un des premiers producteurs mondiaux mais pour une consommation intérieure exclusive. Le Maroc s'impose également comme un acteur majeur à l'export, avec des volumes records dépassant les 60 000 tonnes. (3) Dans l'hémisphère nord, la récolte principale s'étend de juillet à septembre, mais certaines variétés remontantes permettent de prolonger la saison jusqu'en octobre. Grâce aux importations massives de contre-saison (Chili, Mexique) et du sud de l'Europe (Espagne, Portugal, Maroc), la framboise fraîche est désormais disponible quasiment toute l'année dans les rayons. (4)

Sources : 1) Fructidor, 2024, Croissance de la production mondiale de framboises ; 2) Atlas Big, Production mondiale de framboises par pays ; 3) Le Matin – Framboises marocaines, nouveau record 2024/2025 4) CTIFL, 2025, Framboise - Mémento Fruits et Légumes.

Impact écologique et modes de culture :

L’impact écologique de la framboise est contrasté. C’est un fruit qui voyage souvent en avion pour être disponible frais toute l’année, ce qui alourdit considérablement son bilan carbone.


La culture se fait majoritairement en haies palissées ou sous tunnels (tunnels hauts ou serres) pour protéger les fruits de la pluie et des insectes, limitant ainsi les pertes. Les systèmes intensifs utilisent fréquemment des abris plastiques permanents.


Les traitements phytosanitaires incluent des fongicides (contre le Botrytis ou pourriture grise), des insecticides ciblés et l’usage généralisé de filets anti-insectes.


Vers une bio moins chimique ?

Est-il possible de la cultiver avec moins de chimie ? Oui, mais c’est un défi technique.


La proportion de framboises certifiées biologiques reste faible à l’échelle mondiale, bien que les surfaces augmentent. En France, environ 20 à 25% des surfaces sont conduites en bio (130 ha sur 600 ha), ce qui est supérieur à la moyenne des autres fruits rouges comme la fraise.


Des alternatives existent pour pouvoir cultiver la framboise en bio comme :

  • La prophylaxie : les tunnels et abris protègent physiquement des pluies vectrices de maladies, réduisant le besoin de fongicides.
  • La lutte biologique : l’introduction d’insectes auxiliaires pour manger les ravageurs est courante sous serre.
  • La gestion du sol : l’utilisation de paillage ou de toiles tissées limite le désherbage chimique.

Cependant, la fragilité extrême du fruit et sa sensibilité aux moisissures post-récolte rendent le zéro traitement difficile en circuit long d’exportation, favorisant souvent le modèle intensif pour garantir la tenue du fruit.


Composition nutritionnelle pour 100 g :

  • Eau environ 86 %
  • Glucides environ 6 g, dont environ 4,3 g de sucre totaux (environ 2 g de glucose, environ 2 g de fructose) et dont fibres environ 5,7 g
  • Vitamine C environ 25 mg
  • Potassium environ 140 mg
  • Antioxydants : ellagitannins, anthocyanes, polyphénols

Du fait de sa composition, la framboise est réellement un super petit fruit qui peut faire partie intégrante d’une alimentation saine réduite en glucides, à condition qu’elle soit consommée localement durant sa période de production et en bio. De plus, elle est savoureuse, offrant une source de plaisir et de bien-être, tout en modération bien sûr.


La mûre

La mûre (Rubus fruticosus) présente un profil aromatique intense, dominé par des notes fruitées profondes et une légère dimension boisée. L’arôme varie selon la maturité du fruit et la variété.


Qualités gustatives : la différence entre les mûres sauvages et cultivées

La mûre sauvage est le fruit emblématique des cueillettes estivales, ramassé dans les haies et le long des chemins à la fin de l’été. Petite, irrégulière et très colorée, elle se distingue de la mûre cultivée par un goût à la fois acidulé et sucré caractéristique absolument savoureux.


Cette légère acidité équilibre naturellement sa douceur. La mûre sauvage est reconnue pour son intensité aromatique et sa saveur juteuse et complexe, bien plus prononcée que celle des variétés cultivées, souvent jugées plus fades. Cette richesse gustative est liée à sa teneur élevée en polyphénols (notamment l’acide chlorogénique et les procyanidines), qui lui confèrent également un léger caractère astringent en bouche.


En définitive, la mûre sauvage offre une palette de saveurs beaucoup plus intense que sa descendante moderne cultivée, avec une persistance aromatique notable. Cependant, elle est très fragile et supporte mal la conservation, ce qui explique qu’elle soit rarement commercialisée.


Les mûres hybrides cultivées modernes sont issues de la sélection et de croisements à partir de variétés sauvages nord-américaines et européennes, notamment réalisés aux États-Unis et au Royaume-Uni. Elles sont beaucoup plus grosses (calibre régulier), plus charnues et brillantes. Conçues pour l’exportation, elles sont plus fermes et résistent mieux au transport. En contrepartie, leur saveur est souvent jugée plus fade, dominée par l’eau et le sucre, avec moins d’acidité et de complexité aromatique que sa cousine sauvage.


Qualités Nutritionnelles :

  • Les antioxydants : La mûre est l’un des fruits les plus riches en polyphénols. Sa couleur noir-violet est due à une forte concentration d’anthocyanes, des composés qui contribuent avec la vitamine C et la vitamine E, à protéger les cellules contre le stress oxydatif.
  • Les minéraux et oligo-éléments : Elle se distingue par sa richesse en manganèse, un oligo-élément qui participe au métabolisme énergétique et à la formation des tissus conjonctifs. Elle apporte également du potassium, du calcium et du magnésium en quantités appréciables.
  • Les vitamines : Elle est une source intéressante de vitamine C (environ 36 mg pour 100 g), qui soutient le fonctionnement normal du système immunitaire, ainsi que de vitamine K1, impliquée dans la coagulation sanguine.
  • Profil métabolique : Avec un apport modéré en sucre (environ 5 à 8 g pour 100 g) et une bonne teneur en fibres (de 3 à 7 g selon la variété), son impact sur la glycémie est plutôt faible si consommation modérée.

Ainsi, la mûre, surtout dans sa version sauvage, est réellement un excellent petit fruit à incorporer en fin d’été dans une alimentation saine réduite en glucides. Comme pour tous les petits fruits sains, il n’est pas nécessaire ni utile d’en consommer toute l’année. Les baies sont bien meilleures pour la santé quand elles sont consommées, comme la nature l’a prévu, durant leur courte période de production locale. Il est en effet important de ne pas manger toujours la même chose toute l’année. Notre alimentation doit refléter les saisons. Même si la mûre contient moins de sucre et de fructose que les fruits classiques, elle en contient quand même. Une pause de fructose est la meilleure façon de permettre à l’organisme d’utiliser tout ce sucre qui est mis en réserve sous forme de graisse dans le foie et dans les tissus adipeux viscéraux. Si nous consommons des fruits et du sucre ajouté chaque jour (le sucre contient 50 % de fructose), nous empêchons notre corps d’utiliser ses graisses qui s’accumulent et affectent à court, moyen et long terme notre santé métabolique.


Culture de la mûre :

La culture de la mûre est longtemps restée une production de cueillette ou une culture de plein champ marginale. Depuis quelques décennies, elle s’est professionnalisée et s’est développée de manière plus intensive. Aujourd’hui, le volume de production mondial est estimé à environ 500 000 à 600 000 tonnes par an.


Une grande partie de la production asiatique est destinée à l’industrie agroalimentaire, où les mûres sont utilisées dans la fabrication de confitures, de sirops, de jus, de purées concentrées, de colorants naturels et de produits surgelés.


La production nord-américaine et européenne est quant à elle principalement destinée à la vente de fruits frais directement aux consommateurs. Elle repose sur des variétés sélectionnées pour leur tenue, leur calibre et leur capacité à être transportées sans être abimées.


Modes de culture : Intensif vs Bio

La production se divise en deux modèles distincts :

  1. La culture intensive (environ 90 à 95% des volumes) : Elle repose sur des plants palissés, de plus en plus souvent cultivés sous abris (grands tunnels ou serres multi-chapelles) et parfois en hors sol. Cette méthode permet de pallier aux intempéries et de lutter contre les ravageurs majeurs comme la mouche Drosophila suzukii. Des traitements chimiques comme les fongicides et les insecticides sont également utilisés pour protéger la plante et le fruit mais impactent sévèrement la biodiversité et la vie des sols.
  2. La culture biologique (estimée à moins de 5% des volumes) : Bien que la demande soit forte, la part du bio reste minoritaire en raison de la difficulté à gérer les ravageurs sans pesticides de synthèse sur ce fruit très fragile. Elle se développe toutefois sur des marchés de niche à haute valeur ajoutée, notamment en France et aux États-Unis.

Protection des cultures en bio :

Quel que soit le mode de production, les agriculteurs privilégient de plus en plus l’usage de barrières physiques. Les filets anti insectes à mailles très fines et les filets anti oiseaux sont de plus en plus employés pour protéger les fruits tout en réduisant l’emploi de pesticides ou d’insecticides qu’ils soient chimiques ou autorisés en agriculture biologique. Malheureusement, ces dispositifs ne suffisent pas pour lutter contre les attaques fongiques et les maladies comme le mildiou ou l’oïdium. En production conventionnelle, des fongicides chimiques sont donc utilisés et en agriculture biologique, les traitements au cuivre et au soufre restent nécessaires, ce qui finit par nuire à la vie du sol lorsque les applications se répètent.


Les mûriers, issus de variétés sélectionnées, souvent sans épines, sont palissés sur des supports pour faciliter la récolte et l’entretien. La culture se fait de plus en plus souvent sous abris (tunnels ou serres). Cette protection vise à garantir la qualité du fruit face aux intempéries et à limiter l’impact des maladies et ravageurs comme la mouche Drosophila suzukii qui s’attaquent aux fruits de couleurs rouges comme les baies ainsi que les cerises, les rendant inconsommables.

Sur le volume de production mondiale de mûres (marchés du frais et de la transformation confondus), le Mexique conserve sa position de leader mondial incontesté, particulièrement pour l'approvisionnement du marché frais nord-américain, avec une production avoisinant les 250000 tonnes. (1) Il est suivi par d'autres acteurs importants comme la Chine (acteur majeur mais dont les volumes précis restent difficiles à isoler des autres baies dans les statistiques officielles) et les États-Unis (notamment l'Oregon pour la transformation). La Serbie, la Pologne et la Roumanie sont également des producteurs incontournables en Europe pour le marché du surgelé. Dans l'hémisphère nord, la récolte principale s'étale de juillet à septembre, et se prolonge jusqu'aux premières gelées (octobre) grâce aux cultures sous abri. En contre-saison, le relais est assuré par l'hémisphère sud (principalement le Chili et l'Argentine) et surtout par la production hivernale en climat subtropical du Mexique, garantissant ainsi une disponibilité commerciale continue tout au long de l'année.

Source : 1) USDA – Production de baies du Mexique 2025.

Composition nutritionnelle pour 100 g :

  • Eau environ 88 %
  • Glucides environ 5 à 8 g selon maturité, dont environ 4,5 à 5 g de sucres totaux (environ 2 g de glucose, environ 2 g de fructose) et dont fibres environ 2 g
  • Vitamine C environ 35 mg
  • Potassium environ 170 mg
  • Antioxydants : anthocyanes, vitamine E (environ 2,4 mg), manganèse (environ 1,6 mg)

Mots-clés :

Fruits

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